tous me méprisent de leurs yeux comme morts,
et cette chambre et cette douce solitude,
ma compagne idéale et le refuge de mon coeur...
pas cette douleur qui vous transperce le c½ur tellement vous souffrez, plutôt celle qui vous fait
vous sentir vivant, qui pénètre au plus profond de votre âme jusqu'à ce que vous ressentiez une
euphorie indescriptible.
Pourtant je savais qu' encore une fois je m'étais enfermée dans un monde bien lointain de la réalité, Je savais aussi très bien et ce depuis le commencement que ce n'était pas le bonheur mais une horrible,
terrible et détestable sensation jamais ressentie auparavant. Une sensation qui vous coupe l'appétit,
qui vous dégoute de vous même cette façon que vous avez de vous efforcer à continuer à vivre dans le mensonge, qui vous donne une envie de vomir, jusqu'à ce qu'une névrose incontrôlée vienne s'emparer de votre esprit.
Malgré tout je m'efforçais de sourire, pourtant c'est si fatiguant d'essayer de paraître heureux alors qu'on ne l'ai pas, on passe du rire au larme de la passivité à l'agressivité. C'est vraiment la pire des sensations.
Mais le pire c'était que même entourer de vous au fond j'étais seule, mon seul moyen de m'en sortir c'était d'essayer de me relevé, comme un infirme à qui on aurait volé ces béquilles.
Tous vos sourires mentaient, mais surement pas vos regards, il y avait tellement d'indifférence, de mensonges dans vos yeux que rien ne pouvaient le cacher. Et pourtant malgré cela je me contentais de faire comme si rien de cela se passait vraiment, mais comme tout à une fin, cette situation aussi devait se terminer un jour, pour cela je n'ai eu besoin que de vos paroles blessantes pour venir finaliser ma violente chute de retour à la réalité. j'ai ressenti une douleur semblable à la douleur qui vous fait tant souffrir quand vous vous coupez et que votre sang gicle et n'arrête pas de couler ou bien quand vous avez pris tellement de cachets et que vous avez l'impression que votre tête va exploser, alors qu'il s'agit d'une simple migraine. Oui ironiquement on peut dire que j' étais loin du bonheur.
Personne ne peut comprendre à quel point j'ai souffert à cause de vous, de votre hypocrisie et de vos préjugés immatures.
Que la honte vous étouffe.
je les hais à mourir, ceux qui rient et feignent aisément la tristesse
ce qui est pour moi "vivre" est pour eux "mourir"
aujourd'hui encore, le fardeau de mes sentiments m'écrase

